millésime 2012, prenons les paris

Un peu d'optimisme ne nuirait pas. Certes le mildiou devient une obsession et il est difficile de penser à autre chose mais regardons le verre à moitié plein. Les cabernets-sauvignons et les blancs sont à peu près sauvés et la véraison approche. Bientôt nous pourrons évaluer les dégats et j'avoue ne pas avoir le courage de vous montrer des grappes atteintes tant cela est laid. Bientôt le raisin sera à l'abri puisque en virant de couleur, il devient immunisé contre les attaques du mildiou. 

Qu'est-ce qui peut être bénéfique au millésime dans ce contexte ?

  • Les assemblages seront différents, plus marqués par les cabernets qu'il va falloir du coup bien réussir et pousser bien loin en saison par des effeuillages et des échardages soignés à la main (pas de blessure, pas de porte d'entrée pour la pourriture). Il y aura donc une typicité marquée et une différence vraissemblable avec le cycle 2009-2011. 
  • Les grappes perdues peuvent être assimilées à des vendanges en vert. Les pieds de merlot du coup peu chargés, avec des raisins bien aérés, pourront aller au maximum de leur processus de maturité sans risque d'humidité dans les entassements. Pieds aérées et grappes bien séparées sont finalement ce que l'on recherche, même si le corolaire est une belle perte de rendement.
  • les sols sont humides et l'alimentation hydrique des pieds a permis de bien assimiler les éléments du sols. Il ne reste plus qu'à souhaiter maintenant une longue période sèche avec quelques ondées début septembre pour tenir jusqu'aux vendanges.    

Voilà, pour ceux qui aiment suivre les coulisses d'un millésime, 2012 permet d'élargir le spectre des expériences viticoles. 

 

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