L'avenir appartient au petit-verdot

Après toutes les péripéties de 2013, il faut penser à l'avenir. Les plantations offrent l'occasion de repenser l'encépagement et donc le futur profil des vins en pariant sur un climat pour les 30 ans à venir. Le petit-verdot dont la matûrité est intermédiaire entre merlot et cabernet-sauvignon doit pouvoir convenir à des années plus chaudes. Vendangeant à la main, il me permettra également de cueillir sereinement les raisins rouges chacun en son temps. En outre, le petit-verdot a prouvé sa bonne complémentarité avec le merlot, lui apportant une belle concentration d'arômes fruités et épicés en plus d'une belle matière liée à la petite taille de ses baies.

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez observer les racines de vieux sémillons, arrachées à la main pour éviter tout développement de champignons dans le sol risquant de dégrader les jeunes racines de la future vigne. J'ai conservé quelques rangs de sémillon pour le patrimoine génétique qu'ils représentent (planté en 1958, sans clone). Dans le monde cloné que nous impose l'administration, il faut rester prudent et conserver une ressource génétique variée pour l'avenir. Pour ceux qui s'intéressent au sujet, je conseille la lecture du livre de Pascal Picq, "De Darwin à Lévy-Strauss"  chez Odile Jacob, qui nous met en garde contre l'apauvrissement de la diversité au sens large. 

N'oublions pas que la diversité constitue le meilleur rempart contre les catastrophes climatiques à venir. Elle seule permettra de puiser des solutions pour nous adapter au mieux aux nouvelles conditions de vie. La vigne, loin de là, ne fait pas exception

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